Zond007 - Combat Astronomy - Symmetry Through Collapse

combat astronomy stc cover cropped_square



Listen

Listen to short extracts 

 

 

 

 




Purchase
Price:
£12.00
1 CD Set


Description
Representing a searing and overwhelmingly successful return to vocal music, Symmetry Through Collapse is Combat Astronomy's seventh ensemble album and by turns one of the most engaging and intense yet.
 
Dalila Kayros has a burgeoning career in the Italian avant garde and is also one quarter of blistering avant metal outfit SYK. She joins forces with a core team of Huggett, Archer and Fairclough in what is a seamless explosion of creative energies. Kayros is unique: perhaps comparisons can be drawn to Dimitri Stratos, Bjork, Diamonda Galas - but these do little to describe the tremendous palette of approaches and searing performances on this disc.
 
Already difficult to describe, Combat Astronomy have evolved once again and seem to be getting an even firmer grip on their quest for a transcendent ecstasy. This new alliance both stunning and entirely natural: blitz-doom riffs sitting alongside mutant space jazz and trance rock while Kayros weaves a new energy field across the sound fields; shamanic trans-dimensional invocations that are spine chilling, intoxicating, ambiguously menacing.
 
A more organic sound is present than previously as much of the material was recorded live in the studio. Kayros's Sardinian inflection cuts through Huggett's grind bass effortlessly. Huggett is in turn more exploratory on this outing - feeding off Faircloughs sophistication on the drums and Archers typically demented horn and keyboard assaults. Booth and Robinson play supporting roles on violin and treated guitar respectively.
 

 

Overall there is an eerie, spine chilling shamanic power present here. This is both future and past music: expansive, completely uncompromising.

 

 

Follow Discus Music on Facebook

Performers
DALILA KAYROS 
Vocals, lyrics 
 
MARTIN ARCHER 
Saxophones, bass clarinet, organ, electronics 
 
JAMES HUGGETT 
Fretless bass, electronics, concept/production 
 
PETER FAIRCLOUGH 
Drums 
 
NICK ROBINSON 
Guitar on Kyber, Hik Mahl Hisze 
 
WESLEY IAN BOOTH  
Violin on Bhakta, Kyber, Hik Mahl Hisze





Reviews

Man kann wohl mit Fug und Recht behaupten, dass es so etwas wie einen „Combat Astronomy“-Sound gibt, der die Alben spätestens seit The Dematerialized Passenger prägt und auf weiteren Veröffentlichungen eigentlich nur in Nuancen variiert wird: mal kommt Gesang dazu, mal zusätzliche Bläser, oder - wie zuletzt - ein echter Schlagzeuger anstelle des programmierten Schlagzeugs.

 

In diese Reihe fügt sich auch Symmetry Through Collapse ein. Auch hier ist es wieder James Huggetts praktisch permanent wuchtig donnernder Bass, der - oft leicht angezerrt - diesen lärmenden Avant-Prog dominiert, ihm ein aggressives, geradezu punkiges Feeling verleiht. Nur selten tritt er zurück und macht Platz für kammerrockige Einlagen wie in Hin Mahi Hisze oder seltsames Zeitlupengedröhne wie in Kyber.

Dazu gibt es wieder allerlei trötende und quietschende Einlagen von Martin Archer an Saxophon und Bassklarinette, und wie schon auf dem Vorgänger agiert mit Peter Fairclough ein echter Schlagzeuger, während das programmierte Schlagzeug offensichtlich nun gar nicht mehr zum Einsatz kommt (zumindest wird es nicht explizit erwähnt). Etwas werden Orgel und Elektronik hie und da noch eingesetzt, die sich - wie bisweilen auch die Bläser - oft schwer unter dem nahezu permanenten Geprügel von Bass und Schlagzeug ausmachen lassen.

 

Es gibt aber auch eine bemerkenswerte Neuerung auf Symmetry Through Collapse. Nach zwei ganz bzw. weitgehend instrumentalen Alben ist mit Dalila Kayros aus Sardinien hier wieder eine Sängerin an Bord, und die hat es in sich. Dalila Kayros ist schon fast mehr Stimmakrobatin als Sängerin, ihre ebenso kraftvollen wie exaltierten Stimmeinlagen bieten selbst dem mächtigen Bass locker Paroli. Schreiend, seufzend, ächzend, gurrend durchläuft sie dabei sämtliche Stadien der Verzweiflung, kann aber auch eine ordentliche Portion Aggressivität auf die Musik draufsetzen. Ob sie sich dabei durchweg echte Worte benutzt, lässt sich nicht immer erkennen; einige Texte sind eindeutig in Englisch, gelegentlich benutzt sie entweder eine andere Sprache (evtl. Sardisch wie auf ihren Soloalben) oder bedeutungslose Silben.

 

Jedenfalls ist Dalila Kayros eine echte Entdeckung und ein Gewinn für die Musik von Combat Astronomy. Bitte unbedingt auf dem nächsten Album wieder mitmachen! Und wer Lust auf brutale Lärmorgien mit exaltierten Stimmeinsätzen hat, sollte sich dringend diese CD zulegen!  - BABYBLAUE ZEITEN

 

 

 

 

Aujourd’hui, c’est le premier jour du printemps. Liesse générale, floraison déjà entamée depuis quelques temps, sourires, même si le soleil joue encore à cache-cache. J’aurais pu me fondre dans la masse des faciès souriants et autres manifestations de joie, et chroniquer un disque de circonstance, et pourtant, j’ai encore pris tout le monde à contrepied en me concentrant sur le nouvel effort d’un groupe résolument à part, dont j’ai encore beaucoup de mal à cerner la musique.

 

 

 

Il est vrai que celle-ci est assez atypique et excentrée, et plus caractéristique d’un mode d’expression en vogue dans l’underground des 70’s. Ou plutôt, d’une expression passée remise au goût bruitiste du jour, celui des années 2000, qui auraient tout aussi bien pu émerger des 90’s, enfin bref…je n’ai pas choisi la facilité, et je m’en félicite.

 

 

 

Ainsi, je me suis retrouvé face à instruments avec un projet plus ou moins solo étendu en collectif, connu pour exprimer ses vues étranges depuis le début des années 2000, et qui depuis n’a pas vraiment mis d’eau dans son rude moulin d’hiver de déconstruction.

 

 

 

Son nom ?

 

 

 

COMBAT ASTRONOMY. Et pour faire un peu de place dans les méandres de vos questions, je pense qu’un minimum de bio s’impose.

 

 

 

COMBAT ASTRONOMY n’est ni plus ni moins que le jouet personnel de James Huggett, musicien originaire d’Angleterre, élevé près de Manchester, ayant émigré aux USA en 1998. Artiste visuel à la base, James a commencé à expérimenter le son dans des home studios bricolés pour l’occasion, se consacrant à l’étude d’un Noise Industriel inspiré de références comme les SWANS, GODFLESH, RUINS, avant de se lancer dans un projet assez unique en soi, histoire de concrétiser sa vision d’un art d’avant-garde, aussi libre qu’expérimental.

 

 

 

S’entourant de musiciens rencontrés au hasard de ses pérégrinations, il a repris ses cordes et depuis plus d’une dizaine d’années, propose des albums aussi concis que disparates, aussi emprunts de la vague RIO des seventies (HENRY COW, UNIVERS ZERO, ART ZOYD, STORMY SIX), que d’un Free-Jazz affranchi de toute contrainte et soumis aux impératifs noisy de l’Industriel et de la musique Metal concrète.

 

 

 

Résultat ?

 

 

 

Justement spécial, foncièrement déstabilisant, et plutôt réservé aux fans d’un Rock libre, sans attache, dans la plus droite lignée des MAGMA et de leur Zeuhl, adapté à un contexte puissant et dissonant, un peu comme si Justin Broadrick et Christian Vander baptisaient un projet commun de leur folie personnelle. Alors évidemment, l’utilisation d’instruments comme le saxo et autres cuivres aura de quoi étonner le néophyte, mais dès les premières mesures d’une chanson évaporées dans l’espace, il sera relativement facile de comprendre que la musique de COMBAT ASTRONOMY ne fait pas vraiment partie d’un monde de logique, mais bien d’un univers de liberté aux frontières floues, et mouvantes. Perturbant, mais enrichissant, pour le moins, et Symmetry Through Collapse ne fait aucunement exception à la règle.

 

 

 

Depuis ses précédents efforts, le projet a changé de participants, accueillant au chant Dalila Kayros et Peter Fairclough à la batterie, mais conservant dans ses rangs le fidèle lieutenant Martin Archer (saxo, clarinette basse, orgue), et intégrant les participations de Nick Robinson à la guitare sur quelques titres, et de Wesley Ian Booth au violon.

 

 

 

Car la recherche primale de CA, c’est une fascination pour le cœur d’une rythmique basse/batterie, un peu à la manière d’un ZEUS en beaucoup plus tourmenté, et surtout, beaucoup plus expérimental et cru, voire d’une violence dense assez difficile à domestiquer pour l’auditeur lambda assez étranger à ce monde opaque.

 

 

 

Somme toute, et opération posée, violence sourde, liberté de ton, cris, feulements, souplesse et rigidité, égal les six pistes de ce nouvel effort qui vous fera voyager aux confins d’une galaxie sans fin justement, ce qui représente un paradoxe assez fascinant en soi…

 

 

 

Progressif, Symmetry Through Collapse l’est sans conteste. Mais pas celui que vous entendez dans un cadre Metal depuis une quinzaine d’années, et ne partageant aucun point commun avec DREAM THEATER, MESHUGGAH, le Djent ou PERIPHERY, non, loin de là.

 

 

 

En écoutant n’importe quel morceau de ce nouveau-né, vous-vous rendrez vite compte que la vérité est ailleurs, et pas forcément visible.

 

 

 

En tendant l’oreille de patience sur le titre éponyme, longue suite d’un quart d’heure striée de fulgurances de violon et de volutes de sax stridentes, il est impossible de ne pas y voir une union pas si contre nature que ça entre MAGMA et John Zorn, supervisée par le délire d’un MORPHINE mois amorphe qu’à l’habitude, et corrigée par une version encore plus lysergique d’HAWKWIND qui aurait abandonné ses derniers neurones au Dieu LSD. Le tableau est difficile à dépeindre de façon abstraite, mais retranscrit pourtant assez fidèlement les images sonores émanant de la musique des Anglo-américains, qui se posent en collectif créatif à la ART ZOYD, avec toutefois un lien encore tangible avec une forme d’harmonie et de logique musicale indéniables.

 

 

 

Enorme basse qui remplit l’espace, couches de chant et de chœurs qui se superposent dans un ballet enivrant de sensations inédites, plans qui s’entrechoquent dans une logique pas forcément quantifiable, et concept qui s’égrène doucement, offrant un lien flagrant entre les segments qui une fois mis bout à bout, forment un voyage complexe et complet dans un monde ou le rationalisme n’a pas cours, mais où le solfège règne encore en maître.

 

 

 

Musical certes, mais bruyant, et assez effrayant parfois. On retrouve sur « Collapsed » des éléments de ce fameux Rock in Opposition mentionné plus tôt, avec cette superposition d’une rythmique tribale grondante et ces niveaux de chant célestes, un peu de la même façon qu’OBSOLETE les traitait en toute liberté sur un morceau comme « Cielo Drive 17 »…

 

 

 

« Iroke » sonne comme une fondue entre un CYNIC versant négatif et un PORTISHEAD pas encore trop mouillé dans une affaire glauque de Trip-Hop, et suggère autant Galas que GODFLESH, laissant son interprète féminine principale adapter ses arias de l’impossible à une surcouche rythmique dense et grave, transpercée d’effets sonores aussi incongrus que spatiaux.

 

 

 

Et la longue suite finale « Hik Mahl Hisze » se retourne une fois de plus vers les expériences les plus absconses des 70’s avec ses harmonies vocales schizophréniques, et ses décalages rythmiques poussant les KING CRIMSON dans les cordes, tout en titillant le spectre d’un Zappa encore plus dadaïste qu’à l’habitude. Le tout, avec une morgue métallique et Rock toisant du regard les PAINKILLER, et donnant l’accolade fraternelle à un ORCHESTRA OF THE UPPER ATMOSPHERE, pas vraiment sur de son fait.

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui, c’est le premier jour du printemps, mais je ne suis pas certain que le monde des COMBAT ASTRONOMY regarde les mêmes saisons que nous passer. Et Symmetry Through Collapse a inscrit sur son éphéméride du temps qui converge une croix sur la date d’un jour nouveau, celui durant lequel le Progressif, le Jazz, le Post Jazz, l’Avant-garde, et le Post Noise Industriel se balladent main dans les rêves, pour pousser la lumière du soleil dans l’ombre d’une autre religion.

 

 

 

Libre, folle, violente, poétique, et aussi poreuse qu’hermétique. Les années-lumière passent très vite dans l’espace. Faites attention de ne pas avoir les cheveux blancs et des rides plus profondes une fois l’écoute de cet album terminé. Je vous dis qu’avec eux, le temps passe différemment. Et ailleurs. - METALNEWS.FR